Indice   [800x750]    Website Info


GÉNÉRAL, ANNA MICHAJLOVNA, m'a confié sous le sceau du plus grand secret un projet de mariage pour vous. Ce n'est ni plus ni moins, que le fils du prince Basile, Anatole, qu'on voudrait ranger en le mariant à une personne riche et distinguée, et c'est sur vous qu'est tombé le choix des parents. Je ne sais comment vous envisagerez la chose, mais j'ai cru de mon devoir de vous en avertir. On le dit très beau et très mauvais sujet; c'est tout ce que j'ai pu savoir sur son compte.   
   Mais assez de bavardage comme cela. Je finis mon second feuillet, et maman me fait chercher pour aller dîner chez les Apraksines. Lisez le livre mystique que je vous envoie, et qui fait fureur chez nous. Quoiqu'il y ait des choses dans ce livre difficiles à atteindre avec la faible conception humaine, c'est un livre admirable dont la lecture calme et élève l'âme. Adieu. Mes respects à monsieur votre père et mes compliments a M.lle Bourienne. Je vous embrasse comme je vous aime.   
   JULIE.   
   
   P.S. - DONNEZ-MOI DES NOUVELLES DE VOTRE FRÈRE ET DE SA CHARMANTE PETITE FEMME.»   
   
   La principessina rifletteva, sorridendo pensierosa, mentre il suo volto, rischiarato dagli occhi luminosi, si trasformava completamente. Poi a un tratto si levò in piedi e con passo pesante si avvicinò alla tavola. Prese dei fogli di carta e la sua mano cominciò a percorrerla rapidamente. Così scriveva, in risposta:   
   
   «Chère et excellente amie. Votre lettre du 13 m'a causé une grande joie. Vous m'aimez donc toujours, ma poétique Julie. L'absence, dont vous

Questo capitolo in: Inglese Francese Tedesco Avanti