trovato quella frase più tardi diventata famosa, che a lui stesso era piaciuta ed esprimeva appieno i suoi sentimenti. Rientrato dal ballo, l'imperatore, alle due di notte, fece convocare il segretario Šiškov: gli dettò un proclama alle truppe e un rescritto per il feldmaresciallo principe Saltykov, nel quale esigeva formalmente che fossero inserite le parole secondo le quali egli non avrebbe fatto la pace fino a quando un francese in armi fosse rimasto in terra russa.
Il giorno dopo fu redatta la seguente lettera diretta a Napoleone:
«Monsieur mon frère. J'ai appris hier que malgré la loyauté avec laquelle j'ai maintenu mes engagements envers Votre Majesté, ses troupes ont franchis les frontières de la Russie, et je reçois à l'instant de Petersbourg une note par laquelle le comte Lauriston, pour cause de cette agression, annonce que Votre Majesté s'est considérée comme en état de guerre avec moi dès le moment où le prince Kourakine a fait la demande de ses passeports. Les motifs sur lesquels le duc de Bassano fondait son refus de les lui délivrer n'auraient jamais pu me faire supposer que cette démarche servirait jamais de prétexte à l'agression. En effect cet ambassadeur n'y a jamais été autorisé comme il l'a déclaré lui même, et aussitôt que j'en fus informé, je lui ai fait connaître combien je le désapprouvais en lui donnant l'ordre de rester à son poste. Si Votre Majesté n'est pas intentionnée de verser le sang de nos peuples pour un malentendu de ce genre et qu'elle consente à retirer ses troupes du territoire russe, je regarderai ce qui s'est passé comme non avenu, et un accomodement entre nous sera possible. Dans le cas contraire, Votre Majesté, je me verrai forcé de repousser une attaque que rien n'a provoquée de ma part. Il dépend encore de Votre Majesté d'éviter à l'humanité les calamités d'une nouvelle guerre.