Morel, l'attendente, portò una pentola con dell'acqua calda e vi mise dentro una bottiglia di vino rosso. Portò anche una bottiglia di kvas che aveva preso in cucina per provarla. Questa bevanda era già nota ai francesi che l'avevano ribattezzata: chiamavano lo kvas limonade de cochon (limonata di porco), e Morel faceva gli elogi di quella limonade de cochon che aveva trovato in cucina. Ma siccome il capitano aveva del vino, che s'era procurato nell'attraversare Mosca, lasciò lo kvas a Morel e si attaccò alla bottiglia di Bordeaux. Avvolse la bottiglia fino al collo in un tovagliolo e versò del vino per sé e per Pierre. La fame saziata e il vino resero ancora più vivace il capitano, ed egli chiacchierò senza posa per tutto il tempo del pranzo.
«Oui, mon cher monsieur Pierre, je vous dois une fière chandelle de m'avoir sauvé... de cet enragé... J'en ai assez, voyez-vous, de balles dans le corps. En voilà une (e mostrava il fianco) à Wagram et deux à Smolensk,» e mostrava la cicatrice che aveva sulla guancia. «Et cette jambe, comme vous voyez, qui ne veut pas marcher. C'est à la grande bataille du 7 à la Moskowa que j'ai reçu ça. Sacré Dieu, c'était beau. Il fallait voir ça, c'était un déluge de feu. Vous nous avez taillé une rude besogne; vous pouvez vous en vanter, nom d'un petit bonhomme. Et, ma parole, malgré la toux que j'y ai gagné, le serais prêt à recommencer. Je plains ceux qui n'ont pas vu ça.»
«J'y ai été,» disse Pierre.
«Bah, vraiment! Eh bien, tant mieux,» disse il francese. «Vous êtes de fiers ennemis, tout de même. La grande redoute a été tenace, nom d'une pipe. Et vous nous l'avez fait crânement payer. J'y suis allé trois fois, tel que vous me voyez. Trois fois nous étions sur les canons et trois fois on nous a culbutés, et comme des capucins de cartes. Oh! c'etait beau,