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   Ma fu questione di un attimo. Di colpo l'imperatore si accigliò, come condannando se stesso per quella momentanea debolezza. Risollevando la testa, con voce ferma si rivolse a Michaux:   
   «Je vois, colonel, par tout ce qui nous arrive,» disse, «que la Providence exige de grands sacrifices de nous... Je suis prêt à me soumetre à toutes ses volontés; mais dites moi, Michaux, comment avez-vous laissé l'armée, en voyant ainsi, sans coup férir, abandonner mon ancienne capitale? N'avez-vous pas aperçu du découragement? »   
   Vedendo che il suo très gracieux souverain, si era calmato, anche Michaux si calmò, ma non riusciva a preparare una risposta alla diretta e precisa domanda dell'imperatore, che esigeva una altrettanta diretta risposta.   
   «Sire, me permettrez-vous de vous parler franchement en loyal militaire? » disse tanto per guadagnare tempo.   
   «Colonel, je l'exige toujours,» disse l'imperatore. «Ne me cachez rien, je veux savoir absolument ce qu'il en est.»   
   «Sire!», disse Michaux con un sottile, appena percettibile sorriso sulle labbra, giacché ormai aveva fatto in tempo a preparare la sua risposta sotto forma di un lieve e rispettoso jeu de mots. «Sire! j'ai laissé toute l'armée, depuis les chefs jusq'au dernier soldat, sans exception, dans une crainte épouvantable, effrayante... »   
   «Comment ça?» accigliandosi severamente lo interruppe l'imperatore. «Mes Russes se laisseront-ils abbatre par le malheur... Jamais!...»   
   Michaux attendeva solo questo per sciorinare il suo gioco di parole.   
   «Sire,» disse con rispettosa giocosità d'espressione, «ils craignent seulement que Votre Majesté, par bonté de coeur, ne se laisse persuader de faire la paix. Ils brûlent de combattre,» continuò il plenipotenziario del

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